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Leçons du monde

Pascal LeBlanc par Pascal LeBlanc
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Article mis en ligne le 27 novembre 2007 à 11:50
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Leçons du monde
Des jeunes de toutes les nations de côtoient tous les jours dans les écoles laurentiennes. (Photo: Courtoisie)
Leçons du monde
S’il peut s’avérer difficile pour un adulte immigrant de s’intégrer dans une nouvelle communauté, le défi peut ressembler à une véritable montagne pour un enfant qui se fait propulser dans un milieu scolaire étranger. Cette réalité est celle de plusieurs élèves qui fréquentent les écoles de Saint-Laurent, car plus de la majorité des étudiants laurentiens sont originaires de d’autres pays. Toutefois, de nombreux efforts sont déployés pour bien les encadrer.
Près de la moitié des résidents de Saint-Laurent sont d’origine étrangère et cette proportion augmente lorsque l’on recense les étudiants. Par exemple, au pavillon Émile-Legault de l’école secondaire Saint-Laurent, on estime à 70 le nombre de nationalités différentes et sur les quelque 1600 élèves qui fréquentent cette école, seulement 80 sont des Québécois de souche. «La clientèle immigrante est une grande préoccupation de la Commission scolaire due à la forte concentration de ces jeunes dans nos écoles», mentionne la présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) et commissaire de la circonscription Saint-Laurent – Nord, Diane Lamarche-Venne.

Afin de faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, des classes d’accueil et des activités spéciales, telle les 24 heures de tout cœur, sont offertes. «À cette occasion, des élèves passent la journée ensemble, partagent les repas et participent à une levée de fonds. Cette année, l’argent allait aux enfants du Pérou», précise Mme Lamarche-Venne.
Apprendre le français
La langue peut être une barrière assez difficile à surmonter lorsque vient le temps de s’intégrer, mais les écoles laurentiennes offrent des cours d’appoint aux élèves qui ne maîtrisent pas encore la langue de Molière. «Un travail extraordinaire a été accompli pour assurer la réussite des jeunes qui ne parlent pas français ou qui sont d’une culture différente», mentionne Mme Lamarche-Venne. À un point tel que ce sont souvent les enfants qui aident leurs parents à apprendre la langue et ainsi à s’intégrer.
Environ 90% des élèves qui fréquentent l’école primaire Enfant-Soleil sont issus des différentes cultures, leurs parents provenant donc eux aussi des quatre coins du monde. L’école a alors décidé d’offrir des cours de français aux parents, le soir après que leurs enfants aient quitté.

Depuis 2000, le cégep de Saint-Laurent offre également des cours de francisation aux personnes le désirant. Deux fois par année, 200 nouveaux arrivants adultes allophones sont accueillis et répartis en 11 classes. Une formation d’une durée maximale de 1000 heures et s’échelonnant sur 40 semaines leur est alors dispensée.
L’école du monde
L’école Enfants-du-Monde vient récemment d’ouvrir ses portes à Saint-Laurent, avec des élèves provenant de 35 pays différents. Elle est un bel exemple de multiculturalisme. «Pour nos élèves, il n’y a pas de différence, les amis demeurent les amis», indique le directeur de l’école, René Bernier.
Dans cette école, certains élèves participent à des cours de francisation, mais sinon, aucune autre attention particulière n’est portée sous prétexte de différence culturelle. «Les accommodements ne sont pas une priorité, car pour l’instant tout est harmonieux, assure M. Bernier. Nous désirons sensibiliser nos élèves à des sujets plus rassembleurs comme l’environnement et la santé».

Les parents sont apparemment d’accord avec ce modèle, puisqu’aucune demande spéciale n’a encore été exigée. «D’ici cinq à dix ans, deux élèves sur trois seront des immigrants. Il faut donc que les gens s’habituent à cette réalité et apprennent à vivre ensemble. Je crois que dans nos écoles, nous allons dans la bonne direction,» conclut Mme Lamarche-Venne.

(Photo: Courtoisie)

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