La fusion des postes de quartier en une seule unité est accomplie. La sécurité routière sera au cœur des dispositifs pris avec cette nouvelle configuration, selon le nouveau commandant Éric La Penna.
(Photo: Martin Alarie)
Nouvelle configuration pour la police de quartier
Retour sur la fusion
Encore une fusion, mais il s'agit cette fois des postes de quartier 6 et 7. Depuis le 11 novembre, ils ne font plus qu'un. Le comptoir de l'ancien poste de quartier 6 est toujours ouvert (de 7h à 11h). Le nouveau commandant Éric La Penna, en fonction depuis mi-octobre, indique quels changements impliquent ce regroupement des services de police.
Les Nouvelles Saint-Laurent: Les postes de quartier de Saint-Laurent viennent de fusionner. Quelles seront les conséquences sur les services offerts?
Éric La Penna: L'offre de services s'en trouvera bonifiée, et mieux adaptée à la réalité actuelle. Cela va, par exemple, permettre de mettre en place des équipes de résolution de problèmes qui pourront gérer les problématiques sur le long terme. Jusqu'à maintenant, l'historique d'un problème pouvait se retrouver dans les mains d'un seul agent. Si celui-ci quitte son poste pour une raison ou pour une autre, s'il est muté, il part avec cet historique. Or, nous avons remarqué qu'il y a beaucoup de problématiques qui reviennent. Grâce à une équipe permanente, l'historique n'est pas lié à une seule personne, mais au groupe, ce qui permet une gestion à long terme.
LNSL: Pouvez-vous donner un exemple de l'une de ces problématiques récurrentes à Saint-Laurent?
E.L.P.: La sécurité routière est parmi nos priorités. Nous allons concentrer nos efforts sur celle-ci et identifier quels sont les endroits qui présentent les plus grands dangers. Ceci fait, comment pourrons-nous nous y attaquer? Comment mettre en place des solutions à long terme?
D'autres dossiers sont en chantier, comme les gangs de rue et la prévention qui y est liée, ou la visibilité. Y a-t-il des endroits à Saint-Laurent où les citoyens se sentent moins en sécurité? Peut-on y répondre en accroissant la présence policière et sa visibilité?
LNSL: Avec la fusion des postes, ne risque-t-on pas, au contraire, de diminuer le nombre de points où les citoyens peuvent se présenter?
E.L.P.: À la suite d'une étude sur la fréquentation des postes de quartier, nous avons remarqué que les citoyens qui s'y présentent le font souvent par défaut. De plus, nous avons relevé que s'ils avaient la possibilité d'effectuer leur rapport par le biais d'internet ou par téléphone, ils préféreraient cette solution plutôt que de se déplacer pour se présenter au comptoir. C'est cette orientation qui nous sera permise par la transformation de l'ancien poste de quartier 6, dont la vocation sera de centraliser ces demandes.
LNSL: Comment vous apparaît Saint-Laurent, de votre point de vue de policier?
E.L.P.: Il s'agit d'une ancienne banlieue, avec toutes les conséquences que cela suppose. Mais c'est beaucoup plus qu'un simple quartier, c'est une ville où les gens s'installent, ce n'est pas vraiment un lieu de transit. En outre, le taux de criminalité n'est pas si élevé pour une ville de cette taille. Le contrôle social, dans certains quartiers, c'est-à-dire le travail effectué par les acteurs communautaires, vient souvent compléter le travail de la police.
(Photo: Martin Alarie)