Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Les Nouvelles Saint-Laurent News
Entete Acceuil1 STL
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les immigrants doivent s'adapter, estime Georges Sayegh

Article mis en ligne le 17 décembre 2007 à 17:19
Soyez le premier à commenter cet article
Les immigrants doivent s'adapter, estime Georges Sayegh
Georges Sayegh, entrepreneur, croit que les accommodements basés sur la religion ou les croyances individuelles n’ont pas leur place. [:AC:]CP:(Photo : archives)
Les immigrants doivent s'adapter, estime Georges Sayegh
par Steve Caron

Georges Sayegh est arrivé au Québec à l’âge de 18 ans. Il a fondé Ameublements Artelite, une entreprise spécialisée dans la fabrication de meubles. Sa position relativement aux accommodements raisonnables est claire : ce sont aux nouveaux arrivants à s’adapter à leur terre d’accueil et non pas l’inverse.
Sa compagnie emploie une centaine d’employés provenant de diverses communautés culturelles. Pour lui, pas question d’ouvrir une boîte de Pandore en accommodant certains de ses employés en fonction de leur religion ou de leurs croyances. Tous ses employés sont traités sur le même pied d’égalité.

« Lorsque je reçois un candidat en entrevue pour un poste au sein de mon entreprise, je m’attends à ce qu’il respecte les règles fixées. Si celles-ci ne lui conviennent pas, il n’a qu’à postuler ailleurs », affirme-t-il sans détour.

La commission Bouchard-Taylor lui laisse d’ailleurs un goût amer dans la bouche. Ce qu’il y a entendu le laisse pantois. Selon lui, elle n’est qu’une opération de relations publiques et n’aurait jamais dû voir le jour. Certains événements ont été montés en épingle et il ne croit pas que les Québécois soient des gens racistes. Se basant sur sa propre expérience, il trouve que les Québécois sont des gens très accueillants.

Il estime que les immigrants qui ont fait leur devoir n’ont aucune difficulté à s’adapter au mode de vie des gens d’ici. Ceux qui se sont informés des coutumes et traditions québécoises et qui ont choisi, en toute connaissance de cause, de s’y établir, sont très heureux.

« Quand j’ai décidé d’immigrer au Québec, je savais de quoi il en retournait. Je me suis informé. Je ne suis pas arrivé ici par hasard. C’est aux immigrants à faire ce travail et à choisir l’endroit où ils veulent vivre. Personne ne nous force à venir au Québec, c’est notre décision.

« Pourquoi faudrait-il que les Québécois bouleversent leurs habitudes pour plaire aux nouveaux arrivants ?, se questionne M. Sayegh. On peut aider les gens, mais cela ne signifie pas que les Québécois sont tenus à l’impossible ou doivent tout faire pour les nouveaux arrivants. Ces derniers ont leurs responsabilités. Le Québec pourrait être davantage sélectif dans son recrutement et son immigration. »

Ce sens des responsabilités, l’entrepreneur pense que certains immigrants l’ont perdu. Pourtant, dans un contexte où plusieurs emplois sont disponibles et où la main-d’oeuvre est toujours la bienvenue, cela devrait être plus facile pour les nouveaux arrivants d’aujourd’hui de s’intégrer sur le marché du travail.

À son époque, M. Sayegh a dû tout faire par lui-même. Il n’y avait pas autant de programmes que maintenant pour soutenir et accompagner les immigrants. Il a travaillé très fort pour atteindre ses buts et se forger une vie paisible.

Son entreprise est en bonne santé financière. Au fil des ans, elle s’est distinguée à plusieurs reprises en remportant de prestigieux prix d’excellence, notamment en 2002, alors que M. Sayegh recevait le trophée de l’entrepreneur de l’année décerné par Ernst & Young et La Presse.

À l’aube de la retraite, il ne regrette rien. Il a toujours assumé ses décisions et opinions. Si c’était à recommencer, il referait exactement le même parcours. Il est très fier de ce qu’il a accompli et conscient que sa décision de venir s’établir au Québec lui a permis de réaliser ses rêves.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus
Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • Les commerces du centre-ville sont ouverts jusqu’à 21h les week-ends. Doit-on l’appliquer à tout Montréal?
  • Oui
  • Non

Liens