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Trois bureaux, deux chapeaux

Sylvain Sarrazin par Sylvain Sarrazin
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Article mis en ligne le 29 janvier 2008 à 12:07
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Trois bureaux, deux chapeaux
Les dossiers prioritaires pour Saint-Laurent sont culturels, selon Christine St-Pierre, députée de l'Acadie: la deuxième bibliothèque et la collection du Musée des Maîtres et Artisans du Québec sont placés en haut de liste. (Photo: Jacques Pharand)
Entrevue avec Christine St-Pierre
Trois bureaux, deux chapeaux
Le 14 février, Christine St-Pierre achèvera une année de nouveautés. En effet, aussitôt lancée en politique, l’ancienne journaliste s’est retrouvée députée de la circonscription de l’Acadie, avant d’hériter du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine; des rôles qu’elle concilie grâce à ce qu’elle décrit comme une équipe solide.
En nous recevant dans son bureau de députée, Christine St-Pierre n'était pas au meilleur de sa forme. Cette fois-ci, ses adversaires n'étaient pas politiques, mais infectieux. Une grippe hivernale classique qui ne l'a pas empêchée de dresser son bilan, près d'un an après être passée du «côté politique de la Force».

Résidante d’Outremont, Christine St-Pierre connaissait tout de même relativement bien la circonscription de l’Acadie, offerte par Jean Charest, durant la campagne électorale de l’hiver 2007. «Je me suis sentie à l’aise et bien accueillie, dès le départ. Grâce à mon ancien travail, il y avait déjà un lien avec les gens, je n’étais pas pour eux une parfaite inconnue», relate Mme St-Pierre.

D’après elle, la transition avec son prédécesseur, Yvan Bordeleau, s’est faite en douceur. En effet, il était délicat de reprendre le flambeau d'un député littéralement vissé dans le comté depuis 18 ans. Mme St-Pierre s'est ainsi appuyée sur l’équipe en place, constituée de la directrice du bureau, Samia Sidawi et de la conseillère politique, Diane Eng. «J’ai voulu garder ces deux personnes qui étaient très au courant des dossiers. De plus, Mme Sidawi est d’origine syrienne, et elle a un bon contact avec les communautés culturelles. C’était essentiel pour moi d’avoir quelqu’un qui avait ce lien étroit avec les gens.»
Responsabilités tentaculaires
«Ce qui est peut-être plus difficile pour les résidants du comté, c’est le fait que je sois ministre, parce que cela implique que je sois beaucoup moins souvent dans le comté.» Pour pallier cette présence «moins soutenue», un troisième employé s’est ajouté à l’équipe, Kevin Cogland, de même qu’une réceptionniste à temps partiel. «Les gens l’apprécient, ils sentent qu’il y a une volonté chez moi de ne pas les laisser sans ressource», dit-elle.
Christine St-Pierre consacre aussi une journée par semaine à recevoir les citoyens du comté afin d’écouter leurs demandes très diverses et de tenter de leur venir en aide. «Le travail de député est important, considère-t-elle. C’est lui qui guide les gens à travers l’appareil gouvernemental et qui porte les problématiques de son comté auprès du gouvernement.»

Elle effectue aussi des visites et participe à des activités dans le quartier, afin de garder un lien avec la population. «Il ne faut jamais oublier que notre premier rôle est d’être députée. Si je suis ministre, c’est parce que des gens m’ont élue.»
Les grands dossiers
Quelles sont donc les problématiques que Mme St-Pierre fait avancer auprès du gouvernement? «La construction d'une nouvelle bibliothèque pour Saint-Laurent fait partie de nos priorités. Il y a aussi une partie de la collection du musée qui est en entreposage et qui a besoin de trouver un endroit. Ce sont des dossiers porteurs pour les gens.»
Les écoles sont également au centre de ses préoccupations, au moment où plus de deux millions $ seront investis pour rénover certains établissements d’enseignement du comté.

Christine Saint-Pierre fait également partie de la Table des élues, regroupant sept politiciennes de la région nord-ouest de Montréal. «C’est une table qu’on a créée pour être au-dessus de la partisanerie et faire avancer les dossiers.» Elle cite en exemple le projet de centre d’art Sophie-Barat qui, s’il n’est pas sur son territoire, reçoit grâce à la Table son attention et son appui.

Par rapport à la question de l’immigration, hautement pertinente dans le secteur, la députée considère qu’il y a encore du chemin à parcourir. «Il y a des choses qui sont faites, mais il faut continuer à faire des efforts pour accompagner les immigrants dans leur intégration», dit-elle, soulignant que la plupart des immigrants montrent beaucoup de bonne volonté. Elle se réjouit par ailleurs du caractère multiculturel de la circonscription: «C’est un bel exemple d’harmonie, et un bel exemple du Québec moderne».

Ses objectifs pour la suite de son mandat? Poursuivre les dossiers en cours et «amener le plus de choses possible dans le comté en santé, en éducation, en loisirs.»

(Photo: Jacques Pharand)

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