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L'investissement, pari du développement

Sylvain Sarrazin par Sylvain Sarrazin
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Article mis en ligne le 21 février 2008 à 16:40
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L'investissement, pari du développement
Raymond Bachand, ministre du développement économique, s'adressant aux entrepreneurs locaux: «vous êtes le symbole de ce qui va bien au Québec». (Photo: Martin Alarie)
Conférence de Raymond Bachand
L'investissement, pari du développement
Le microcosme du monde des affaires laurentien était en effervescence, vendredi 15 février. La visite de Raymond Bachand, ministre du développement économique, dans le cadre du lancement d'un nouveau projet environnemental du Centre local de développement, a permis de faire le point sur la marche à suivre du point de vue économique.
L'initiative présentée à l'occasion du dîner-conférence touche de près les entreprises laurentiennes, puisque axée sur le boisement du parc technologique (consultez à cet effet l'article de Pascal LeBlanc dans cette même édition).

Pourtant, l'environnement fut loin d'être au cœur du discours de M. Bachand. Ce dernier a fait le choix d'axer ses propos sur les stratégies à adopter par les entreprises, en particulier l'investissement, afin d'assurer la prospérité économique québécoise.

Tout en développant ses vues, il a mis l'accent sur les initiatives prises ou en passe d'être adoptées par le gouvernement.

L'auditoire était composé de près de 150 représentants du secteur des affaires de Saint-Laurent, depuis les PME de services jusqu'aux mastodontes entrepreneuriaux.

En guise d'entrée, un rappel de l'état du secteur manufacturier – paramètre de taille pour l'industrie locale. Les emplois sont moins nombreux dans le secteur, mais les livraisons manufacturières sont en hausse. «C'est grâce à la productivité de nos entreprises, analyse M. Bachand. […] Il faudra travailler sur l'infrastructure fiscale et manufacturière.»

Il propose en marge une triple stratégie en misant sur les secteurs de l'énergie, de la mode et de l'aéronautique. Ce dernier point est, par ailleurs, en passe d'être favorisé, dans la mesure où une entreprise française vient d'annoncer son intention de s'implanter à Saint-Laurent prochainement.

Le ministre, s'adressant aux gens d'affaires laurentiens, les a gratifiés de «symbole de ce qui va bien au Québec, surtout au niveau de l'investissement», prenant pour exemple l'Oréal ou encore Wyeth, et leurs investissements qui se comptent par millions.

Autre point essentiel de son intervention, la primordialité octroyée à la culture, considérée comme versant indissociable du développement économique.

La culture est un vague concept, il prend ici deux sens différents. Le premier a trait à l'encouragement des structures et lieux culturels (salles de spectacle, bibliothèques, etc.); le second est à prendre au sens des cultures internationales. «Il faut faire tomber les préjugés, reconnaître les compétences, et réaliser une révolution culturelle», évoque l'intervenant.
Réorientation locale
La conférence du ministre fut ponctuée d'exemples laurentiens, mettant en avant la réussite des grandes firmes implantées. Le discours restant toutefois général, nous avons posé quelques questions à M. Bachand afin de connaître les répercussions locales de ses propos.
Dans un premier temps, le ministre a fortement insisté sur l'investissement. Or, les entreprises de Saint-Laurent se caractérisent par une grande diversité. L'appel s'adresse-t-il à tous les secteurs économiques? L'intervenant a salué les «joutes de l'innovation» [ndlr: un ensemble d'actions pour encourager et encadrer les entreprises dans le processus d'innovation, mis en place par Développement Économique Saint-Laurent]. Face à la déferlante de la concurrence internationale, il prône «le pari de Montréal», et l'ouverture sur le monde, en particulier sur la France. «L'investissement peut se faire à plusieurs niveaux, rappelle-t-il, comme l'équipement, afin d'assurer une productivité, mais aussi la recherche et développement, la formation de main d'œuvre. Saint-Laurent est bien placé sur ces questions, qui se traduisent dans différents secteurs.»

Autre point soulevé par M. Bachand, la primordialité de la culture, et la nécessité de décloisonner monde des affaires et monde culturel. Nous avons ainsi demandé si des efforts doivent être fournis par Saint-Laurent, qui reste un colosse économique quelque peu déshérité culturellement (absence d'une maison de la culture, une seule bibliothèque pour 83 000 habitants, etc.). «Sans forcément penser au mécénat, […] les entreprises doivent davantage s'impliquer dans la gestion des entreprises culturelles. Le réseau des bibliothèques est une priorité montréalaise dans les arrondissements. Il s'agit souvent du premier accès à la culture dont on dispose.»



(Photo: Martin Alarie)



(Photo: Martin Alarie)

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