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Moins de places pour les voitures: place aux vélos

Sylvain Sarrazin par Sylvain Sarrazin
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Article mis en ligne le 21 février 2008 à 15:41
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Moins de places pour les voitures: place aux vélos
Profitant de l'adaptation des règlements au plan d'urbanisme de la ville, l'arrondissement a tablé sur la multiplication des stationnements pour vélos. Un stationnement par tranche de cinq logements sera exigé pour toute nouvelle construction. Les secteurs industriels et commerciaux seront aussi concernés. Le tout sous réserve d'adoption des mesures par le comité exécutif, en mars. (Photo: Courtoisie)
Concordance des réglementations d'urbanisme
Moins de places pour les voitures: place aux vélos
La modification de la réglementation d'urbanisme est un acte incontournable, afin de se conformer au plan d'urbanisme de Montréal et au document complémentaire de ce plan. La révision de la réglementation a divers impacts, notamment sur la protection des milieux naturels, la hauteur des édifices, mais surtout le stationnement. Une procédure administrative complexe mais aux impacts certains.
La révision de la réglementation, qui vient d'atteindre sa forme finale, a été soumise à une consultation publique le 18 février.

Et si nombre de règles touchaient au domaine du stationnement, il ne manquait pas de places dans la salle du conseil, dans la mesure où aucun citoyen n'est venu contrôler ou émettre un commentaire sur les documents présentés.

Voici, de manière sommaire, un florilège des nouvelles règles qui devront être soumises au comité exécutif avant d'entrer en vigueur début avril, si le processus se déroule sans heurts. Plusieurs volets sont concernés, tels que le patrimoine naturel, le nombre de stationnements minimal et maximal pour les automobiles et les bicyclettes, les secteurs et bâtiments patrimoniaux, etc.
Échos de l'écoterritoire
Des critères ont été ajoutés concernant les projets de construction situés à moins de 30 mètres d'un bois, d'un milieu humide, d'un cours d'eau, au sein de l'écoterritoire (zone délimitée au nord-ouest de l'arrondissement). Des objectifs sont fixés pour la conservation d'arbres d'intérêt et pour limiter l'abattage sur la totalité de l'arrondissement où l'on trouve des arbres en dehors des parcs; y compris sur les domaines privés. En dehors de l'écoterritoire, d'autres mesures de protection des boisés avaient déjà été prises, pour le secteur de Marcel-Laurin par exemple.
Les vélos se font leur place
Les dispositions pour favoriser la multiplication des stationnements pour vélos occupent une grande importance dans la mise en conformité des règles. Par exemple, pour une aire de stationnement multifamilial, il sera exigé une place de stationnement pour vélo par tranche de cinq logements ou chambres. Les secteurs commercial, industriel et public seront aussi concernés. «Nous avons essayé de répondre aux demandes émanant des citoyens se rendant à leur emploi en vélo», justifie Éric Paquet, chef de planification et de gestion du territoire.

Concernant le stationnement automobile, l'objectif est inversé: limiter l'offre de stationnement en périphérie des stations de métro et de certaines gares dans un rayon de 500 mètres. L'objectif est d'inciter à l'utilisation des transports en commun et de lutter contre l'émanation des gaz à effets de serre.

Là aussi, des règles spécifiques s'appliquent aux usages résidentiel, commercial, industriel, ainsi qu'au Vieux Saint-Laurent.

«Les élus ont profité du processus de concordance pour aller au-delà des exigences minimales prévues au document complémentaire», indique Marie-Claude Gauthier, conseillère en aménagement urbain. Selon le maire Alan DeSousa, ce dépassement des critères minimums se fait dans une volonté de développement durable.
Nuisances sonores et patrimoine
Les nouvelles constructions situées à proximité d'une source de nuisance sonore (autoroute, voie de chemin de fer, etc.) nécessiteront l'étude d'un spécialiste, de telle sorte que le niveau sonore maximal dans la surface habitable n'excède pas 45 décibels (40 pour les chambres à coucher).

D'autre part, aux secteurs identifiés au chapitre d'arrondissement s'ajoute une liste de bâtiments patrimoniaux hors-secteur, à préserver ou restaurer. Elle inclut dix lieux de culte, trois habitations (y compris la maison Robert), ainsi que le couvent de Côte-de-Liesse.

Enfin, des plans d'implantation et d'intégration architecturale (PIIA) ont été ajoutés, pour mettre en valeur les entrées de ville et les principales artères de l'arrondissement. Cette nouvelle réglementation vient gérer les commerces de grande surface, «ce qui n'était pas le cas jusqu'à alors», précise M. Paquet.

Les nouvelles réglementations et leur conformité avec le plan d'urbanisme de Montréal auront encore quelques épreuves administratives à passer, telles que l'adoption par le conseil d'arrondissement le 4 mars, puis par le comité exécutif le jour suivant.

(Photo: Courtoisie)

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