Louis St-Martin et Martine Sauvé, un couple de Lachine, se sont rendus jusqu’au sommet du Kilimandjaro.
(Photo:Coutoisie)
Toute une aventure!
Louis St-Martin et Martine Sauvé au Kilimandjaro
L’avocat Louis St-Martin et l’enseignante Martine Sauvé, mariés depuis 19 ans, – parents de trois filles, Clothilde, Pénélope et Juliette –, étaient de l’équipée de la Fondation Charles-Bruneau qui a grimpé jusqu’au sommet du Kilimandjaro, près de 6000 mètres, en Afrique.
«Toute une aventure!», se sont exclamés les deux Lachinois, au terme d’un entretien avec le représentant du Messager au cours duquel nous avons refait leur voyage en images, en faisant défiler des centaines de photographies sur l’écran de l’ordinateur.
«Nous nous sentions souvent au milieu de nulle part («in the middle of nowhere»), raconte Me St-Martin, rattaché au bureau d’avocats Joli-Cœur, Lacasse, Geoffrion, Jetté, St-Pierre, membre du conseil d’administration du Centre Charles-Bruneau de l’Hôpital Sainte-Justine. Nous avons vécu tous les temps, connu toutes les intempéries et découvert de nombreux paysages lors de notre lente mais sûre ascension, réalisée avec la devise «Polé»: doucement».
«À certains moments difficiles, si on m’avait dit on redescend, j’aurais dit oui!, confie pour sa part l’enseignante de mathématiques à l’école secondaire Cavelier-de-LaSalle, Martine Sauvé, qui a vraiment relevé un défi personnel en acceptant de se joindre au groupe de 35 personnes qui, pendant 14 jours, étape par étape, campement par campement, a grimpé la redoutable montagne africaine, et cela pour la cause bien sûr: les enfants malades. Avec toute l’énergie que cela a pris, ils se sont rendus jusqu’au sommet!
Louis St-Martin et Martine Sauvé ont vécu une aventure en couple certes, – sachant bien se réchauffer, bien emmitouflés dans leurs couches de vêtements chauds, dans leurs sacs de couchage, dans leur tente, au cours des nuits froides et souvent très venteuses –, mais aussi une aventure collective et communautaire avec «un groupe en presque parfaite cohésion». «Nous avons tissé des liens incroyables pendant ces 14 jours que nous avons passé ensemble, à marcher ensemble, à manger ensemble, sans qu’il n’y ait aucun conflit, sans qu’aucune clique ne se forme», racontent Louis et Martine.
«L’arrivée au sommet du Kilimandjaro fut un moment d’euphorie, une effusion d’émotions devant la fierté d’avoir fait le voyage jusqu’au bout, ajoute Louis St-Martin, mais il fallait ensuite redescendre, avant que le jour tombe, et la descente fut encore plus difficile».
Paysages et intempéries
Comme on le relatait plus haut, l’ascension du mont Kilimandjaro par l’équipée de la Fondation Charles-Bruneau, – avec à sa tête le lecteur de nouvelles de TVA, Pierre Bruneau, et sa conjointe Ginette, parents du jeune Charles, décédé des suites de la leucémie –, a été ponctuée de nombreuses intempéries («il a fait tous les temps!») et de paysages uniques.
Les grimpeurs ont connu la pluie, la neige, le froid intense, le vent violent à faire voler les tentes; mais aussi les décors de roches, de boue, tout comme une sorte d’Eden, un paradis en montagne, avec une végétation unique faite de «séneçons» qui ressemble à des cactus géants.
Les grimpeurs ont aussi pu compter, ce qui est incontournable, sur 150 porteurs, «les hommes forts», comme ils aiment se faire appeler, précise Me St-Martin. Ce sont eux qui transportent les tentes, l’équipement et la nourriture et qui dressent les campements d’une étape à l’autre.
Louis et Martine ont tenu à saluer au passage le LaSallois François Langlois, un grimpeur aguerri, qui était évidemment du voyage et qui a apporté toute son expertise aux membres du groupe, surtout en matière d’acclimatation aux hauteurs et au manque d’oxygène.
«Quelle aventure!», répète Martine Sauvé, qui termine en disant que «la baisse énergétique en hauteur a permis d’éliminer complètement le stress, mais que pour cette raison principalement, le retour à la maison et à la vie normale ne fut pas facile».