Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Les Nouvelles Saint-Laurent News
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Le défi de l’intégration

par Corinne Laberge
Voir tous les articles de Corinne Laberge
Article mis en ligne le 18 mars 2008 à 11:30
Soyez le premier à commenter cet article
Le défi de l’intégration
La sociologue Farida Osmani a brossé un tableau et esquissé des perspective sur la question de l'intégration des femmes maghrébines, très présentes à Saint-Laurent. (Photo: Maya d'Alarie-photo)
Conférence
Le défi de l’intégration
> Corinne Laberge
Jeudi 13 mars, le Centre des loisirs était l’hôte d’une conférence sur l’intégration des femmes maghrébines à la société québécoise, organisée par le Comité immigrant et le Comité des femmes du COSSL. Réaliste, le portrait dressé par la sociologue Farida Osmani rappelle que la question de l’intégration est plus que jamais d’actualité et particulièrement à Saint-Laurent, où plus de deux femmes sur cinq sont nées à l’étranger.
Basées sur le recensement de 2001, les données de Statistique Canada révèlent qu’une québécoise sur dix est immigrante. Au sein de la métropole montréalaise, on parle du double et dans Saint-Laurent, spécifiquement, les femmes immigrantes comptent pour 47,9% de la population féminine.
S’il est difficile de chiffrer la communauté maghrébine, tout indique qu’elle réside en forte concentration dans l’arrondissement. En effet, parmi les 19 135 femmes recensées, 12,8% sont originaires de l’Afrique du Nord, l’Algérie figurant au 4e rang des principales provenances pour la période d’immigration la plus récente, soit de 1991 à 2001. «Les femmes maghrébines sont issues de l’Afrique du Nord, principalement du Maroc, de la Tunisie et de l’Algérie, pays de naissance de 44,5% des femmes immigrées au Québec», explique Farida Osmani.
Mise en situation
«Pour participer au débat actuel sur leur intégration à la société, il faut d’abord apprendre à connaître ces femmes, puis préconiser une approche anti-raciste pour identifier les défis d’intégration qu’elles ont su relever et ceux auxquels elles sont confrontées», soutient la sociologue conférencière. «Ce sont des entrepreneures, des femmes qui ont un grade universitaire dans une proportion de 30%, comparativement à 14% pour l’ensemble de la société», précise-t-elle.
Des enjeux multiples
Scolarisées et familières avec la langue française à plus de 90%, les femmes maghrébines affichent pourtant un taux de chômage de 28,2%, qui ne cesse d’augmenter avec les années. «Une scolarité élevée ne constitue pas une caractéristique porteuse du niveau d’intégration», observe Mme Osmani. «L’âge au moment de la migration, la famille et le bilinguisme sont aussi à considérer. À ce propos, il conviendrait de remettre en cause le contrat moral en matière d’accueil et immigration, qui s’appuie sur l’acceptation des nouveaux arrivants à s’intégrer au Québec, à ses valeurs et à sa langue française. La solution va au-delà de la francisation, car il est démontré que la connaissance de l’anglais facilite l’insertion sur le marché du travail», indique-t-elle. @R:Les difficultés d’accéder à un travail et à un revenu nuisent aussi au sentiment d’appartenance des femmes immigrantes envers la société. «L’exclusion de la vie publique et professionnelle, ajoutée à l’isolement social constituent des sources élevées de vulnérabilité. La réussite, pour moi, c’est de travailler dans mon domaine et d’obtenir les avantages sociaux qui témoignent de cette réussite», affirme la sociologue, qui estime qu’il y a encore beaucoup à faire sur le terrain.
Prendre sa place
«Si les femmes maghrébines veulent avancer, elles doivent revendiquer des moyens et négocier pour trouver des formules qui répondent mieux à leurs besoins. Elles gagneraient aussi à investir les lieux de concertation, sans toutefois recourir à un certain communautarisme qui favorise la rétention ethnique. Un jour, ces femmes à la double citoyenneté trouveront leur place», souhaite Farida Osmani, qui a réalisé cette recherche communautaire sans aucune subvention.

(Photo: Maya d'Alarie-photo)
«Un jour, ces femmes à la double citoyenneté trouveront leur place.»
- Farida Osmani, sociologue

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Avez-vous l'intention de voter aux élections fédérales?
  • Oui
  • Non

Liens