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121 bonnes raisons d'écrire

Pascal LeBlanc par Pascal LeBlanc
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Article mis en ligne le 30 avril 2008 à 15:47
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121 bonnes raisons d'écrire
Monique Polak a divulgué ses secrets d'écriture aux élèves de LaurenHill Academy. Elle a pu y lire des extraits de son dernier livre 121 Express, lancé le 30 avril. L'action se déroule dans un lieu bien connu des Laurentiens: la ligne de bus 121, qui longe le boulevard Côte-Vertu. (Photo: Martin Alarie)
121 bonnes raisons d'écrire
Vous souvenez-vous de ce vous vouliez faire quand vous étiez jeune? Si les métiers tels que médecin, astronaute ou vétérinaire étaient très prisés, qu'en était-il de celui d'écrivain?

Et bien il semblerait que les jeunes générations s'intéressent davantage aux pages des livres qu'aux fusées spatiales. En tout cas, c'est ce que l'on constate dès qu'il s'agit de romans rédigés par leur auteure favorite: Monique Polak.
Le 11 avril, Mme Polak rendait une visite au Campus junior de la LaurenHill Academy afin d'animer un atelier d'écriture et une discussion avec les 400 élèves du deuxième secondaire.

La rencontre revêtait toutefois un caractère particulier, puisqu'il s'agissait de son premier retour à l'école. En effet, l'année dernière, l'auteur avait passé quelques jours avec certains élèves qui ont inspiré les personnages principaux de sa dernière parution, 121 Express.

«La Fondation Metropolis bleu propose un programme intitulé Québec Roots, qui consiste à envoyer des équipes d'écrivains et de photographes dans les écoles afin de travailler conjointement avec les élèves», a-t-elle indiqué. «L'an passé, je me suis rendue à LaurenHill et l'un des professeurs m'a confié que les élèves étaient sages, excepté à bord de l'autobus. J'ai trouvé cela intéressant et que ce serait une bonne idée d'histoire.»

Elle a réalisé plusieurs autres visites dans l'établissement laurentien pour compléter le projet Québec Roots, mais également pour nourrir son inspiration. Bien entendu, elle est montée dans le bus pour vérifier si les enfants étaient aussi turbulents que l'on lui avait dit.

«Le vacarme était incroyable», a rapporté Mme Polak, tout sourire. «Je crois que le bus est leur exutoire. Quand on est sage constamment, on a besoin de relâcher la vapeur. J'étais heureuse d'assister à ça, car de l'agitation naissent de meilleures histoires.»
À la hauteur des auteurs
Tirer son inspiration de situations troubles fut l'un des nombreux conseils précieux donnés par Monique Polak aux élèves de LaurenHill âgés de 13 et 14 ans. Cette activité faisait partie des nombreuses autres organisées par l’école laurentienne qui ont pour objectif la promotion de la lecture et de l’écriture par les livres, les médias et la communication. Les élèves étaient d’ailleurs toute ouïe durant la visite de l'auteure. Et, selon leur professeur Colleen Long, beaucoup d'entre eux avaient délaissé leurs jeux vidéos au profit de la lecture en ayant entre les mains les écrits de Mme Polak.

«Parfois votre entourage, y compris des gens qui vous aiment, vous dira d'abandonner. Mais, quoi qu'il arrive, accrochez-vous», a-t-elle conseillé à son jeune auditoire. «La persévérance est primordiale. Donc, si vous aimez écrire, alors écrivez encore et encore.» La romancière, qui est aussi professeure d'anglais et de sciences humaines au Collège Marianopolis, a complété sa liste de recommandations auprès de ces éventuelles graines d'écrivain. «Observez le monde qui vous entoure, car les détails sont nécessaires à l'écriture d'une histoire. Tâchez de connaître vos histoires familiales, celles que votre famille préfère ne pas relater. C'est là où j'ai puisé l'idée de mon prochain livre», a-t-elle révélé.

Ce nouvel opus, intitulé What World Is Left, paraîtra à l'automne. Il s'agira de la neuvième publication de Mme Polak, ayant pour fil conducteur l'histoire de sa mère, déportée dans un camp de concentration nazi.

En attendant, 121 Express constitue la vedette actuelle. Et, à en juger par la réaction des élèves lorsque Monique Polak en a lu des extraits, le roman s'annonce d'ores et déjà comme un autre grand succès.



(Traduit par Sylvain Sarrazin)
Pour en savoir davantage sur le travail de Monique Polak, vous pouvez vous rendre sur son site www.moniquepolak.com



(Photo: Martin Alarie)



(Photo: Max Power)

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