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Envoûtés par le vivarium

par Sylvain Sarrazin
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Article mis en ligne le 19 août 2008 à 11:39
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Envoûtés par le vivarium
Le clou des fêtes estivales laurentiennes: le spectacle des arts du cirque à l'Aréna Raymond-Bourque. Sur le thème de l'équilibre, les acrobates ont livré une représentation tout simplement renversante. (Photo: Jean-Luc Laporte)
Arts du cirque
Envoûtés par le vivarium
On ne change pas une recette qui marche. Ou bien à peine. Le spectacle annuel des arts du cirque, destiné à souligner les fêtes estivales laurentiennes et célébrer le 10 août, a ravi cette année encore un auditoire fourni.
Avides d'acrobaties, les spectateurs ont pu s'émerveiller alors que les artistes s'envolaient et redescendaient du plafond de l'Aréna Raymond-Bourque. La représentation, baptisée Vivarium, était présentée par le conseil d'arrondissement de Saint-Laurent, et devait marquer le point culminant des activités culturelles estivales.

La première partie était assurée par les jeunes et talentueuses gymnastes du club Gymslic de Saint-Laurent. Les douze gymnastes ont pu démontrer, une fois encore, toute leur souplesse sur le thème logique des Jeux olympiques, par le biais d'un spectacle monté par Kassadra Mofford.

Puis, ce fut au tour des incroyables acrobates d'investir la scène, pour un spectacle alliant la tension de l'équilibrisme à la grâce et la souplesse de la danse chorégraphique. Conçu par David-Bernard Blanchet, Vivarium se veut également une réflexion sur le thème de l'identité, et veut donner tout son sens au terme "équilibre". Parsemé de petites scènes théâtrales, la représentation met l'accent sur la diversité des éléments de notre monde (avec par ailleurs une équipe très éclectique, composée de Québécois mais aussi de casse-cou originaires du Japon ou des Etats-Unis), et les lieux au sein desquels ils prennent vie, s'opposent et finalement se nivellent.

«J'ai essayé de faire plusieurs tableaux, dont l'un est celui de la solitude. Peu à peu, les personnages se côtoient davantage, vont vers plus d'ouverture», explique le concepteur du spectatcle, David-Bernard Blanchet.

Une forme d'art engagée, en hommage au théâtre du Moyen-âge et de la Renaissance, qui se donnait une mission politique. «Je voulais faire véhiculer un message comme cela se faisait autrefois, indique-t-il, sans pour autant tomber dans la moralisation.»

Les acrobaties en duo, dans les airs ou sur un simple banc, furent particulièrement saisissantes, mettant en avant une force physique adoucie par de tendres histoires de cœur. Chacun des intervenants a pu démontrer son talent et sa spécialité – jonglage, break-dance, monocycle – après divers intermèdes où tous se mêlaient dans un joyeux capharnaüm.

Le ravissement était donc à l'honneur pour ce spectacle intense et réfléchi, garantissant quelques frissons et nous rappelant que le vivant est basé sur le principe de l'équilibre.

Le concepteur prépare actuellement une autre version de ce spectacle, afin de le calibrer pour les besoins de salles plus modestes. Les maisons de la culture à Montréal et en région pourraient donc voir le Vivarium s'animer prochainement chez elles.

(Photo: Jean-Luc Laporte)

(Photo: Jean-Luc Laporte)

(Photo: Jean-Luc Laporte)

(Photo: Jean-Luc Laporte)

(Photo: Martin Alarie)

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