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Mauvais bulletin pour les enfants de la maternelle

Véronique Leduc par Véronique Leduc
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Article mis en ligne le 29 mars 2009 à 15:23
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Mauvais bulletin pour les enfants de la maternelle
Le directeur du CSSS de Bordeaux-Cartierville–Saint-Laurent, Daniel Corbeil, a expliqué les résultats de l'enquête menée auprès des enfants de cinq ans fréquentant la maternelle. (Photo: Maya d'Alarie photo)
Mauvais bulletin pour les enfants de la maternelle
Plus de 400 enfants de cinq ans fréquentant la maternelle à Bordeaux-Cartierville–Saint-Laurent présentent des difficultés au moment de leur entrée à l'école. Cette donnée est tirée d'une récente enquête de la Direction de la santé publique au sein des 12 territoires des centres de santé et de services sociaux (CSSS) de Montréal.
Pour le CSSS de Bordeaux-Cartierville–Saint-Laurent, quatre enfants de la maternelle sur dix présentent des vulnérabilités. Ces lacunes touchent la santé physique et le bien-être, les compétences sociales, la maturité affective, le développement cognitif et langagier ainsi que les habiletés de communication et les connaissances générales. Les enfants de Bordeaux-Cartierville et de Saint-Laurent ont des difficultés particulièrement en ce qui concerne leur développement cognitif et langagier.

Pour les intervenants locaux, ces résultats ne sont pas une surprise. «On sait qu'il manque de ressources pour les jeunes enfants et la famille, a indiqué le directeur du CSSS, Daniel Corbeil. On a, par exemple, très peu de pré-maternelle pour les enfants âgés de quatre ans et peu d'activités de stimulation sont offertes pour les enfants de deux à cinq ans.»

Pour expliquer ces données, M. Corbeil parle également du fait que 50% de la population du territoire est immigrante. «Les enfants de ces familles demeurent plus souvent à la maison et utilisent donc moins les Centres de la petite enfance et les diverses ressources du CSSS ou de l'arrondissement.»
Sommet sur la maturité scolaire
Lors du Sommet local sur la maturité scolaire des enfants, qui a eu lieu le 20 mars, une centaine de participants ont témoigné de leur engagement et de leur volonté à favoriser le développement et la réussite scolaire des jeunes enfants du territoire.
Organisé conjointement par le CSSS et des organismes du milieu scolaire, municipal, communautaire où des services de garde, cet événement a fait une large place à la réflexion et aux échanges. Les personnes présentes ont pu identifier les ressources disponibles pour les enfants de 0 à 5 ans et leurs parents et finalement émettre une série de recommandations, d’ordre local et régional, qui visent à améliorer le degré de préparation des enfants lors de leur entrée à l’école et de favoriser leur réussite scolaire.

Parmi ces recommandations, citons notamment: l’ajout de pré-maternelles en milieu scolaire avec des horaires atypiques. «Quatre pré-maternelles dans le territoire, c'est clair que ça ne répond pas du tout à la demande, a souligné le coordonnateur du programme «École et milieu en santé» du CSSS de Bordeaux-Cartierville–Saint-Laurent, Georges Fournier. Cette ressource devrait exister dans les zones plus défavorisées où les écoles auraient intérêt à offrir la pré-maternelle à partir de quatre ans.»

Une meilleure communication et un maillage plus étroit entre les organismes, de même qu’un meilleur dépistage et suivi chez les enfants à risque faisaient également partie des pistes de solutions.

Rappelons que les recommandations issues de la journée seront acheminées au Sommet montréalais sur la maturité scolaire, qui permettra la concrétisation des engagements et des recommandations issus des sommets locaux organisés par les 12 CSSS de Montréal.
Les enfants vulnérables
- Bordeaux-Cartierville, 39,2%, 150 enfants

- Saint-Laurent, 43%, 287 enfants

- La moyenne pour Montréal est de 35%

*L'enquête de la Direction de la santé publique a permis de rejoindre plus de 10 000 enfants de la maternelle résidant sur l'île de Montréal.

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Maria Dionne

Commentaire mis en ligne le 9 avril 2009
Bonjour,

Ce qui est important pour les enfants, c'est vraiment de fréquenter les Centres de la petite enfance, ils vont apprendre la relation avec les pairs, à s'exprimer, etc...

Il y a aussi la relation avec les parents, dans les Centres de la petite enfance, les parents vont chercher et porter leurs enfants matin et soir.

Je suis plus pour que ces enfants fréquentent les Centres de la petite enfance, petits groupes, une éducatrice et des experts dans plusieurs domaines. Si on veut qu'ils aiment l'école, laissons leur la chance de s'amuser en apprenant dans les Centres de la petite enfance.

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