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Victoire sur l'Everest

Véronique Leduc par Véronique Leduc
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Article mis en ligne le 13 juin 2009 à 14:09
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Victoire sur l'Everest
Saro Chichmanian décrit son expédition comme une expérience spirituelle et humaine. Il a tissé des liens indescriptibles avec ses comparses de voyage. (Photo: Gracieuseté de Saro Chichmanian)
Victoire sur l'Everest
Participer à une expédition sur le mont Everest est une expérience hors du commun, comme en témoigne Saro Chichmanian. Le journal Les Nouvelles Saint-Laurent s'est entretenu avec cet ingénieur de Bombardier aérospatial quelques jours après son retour de cette mythique montagne.
Le journal a publié un article en mai dernier à la veille du départ de ce grimpeur âgé de 30 ans. À ce moment, il était très préoccupé par le côté organisationnel du voyage et impatient de voir le paysage.

Malgré l'entrain que nous avions constaté chez ce résident de Cartierville quelques craintes avaient été exprimées comme le fait de ne pas savoir comment son corps allait réagir au manque d'oxygène rendu à une certaine altitude.

Cette expédition à pied au profit des enfants malade du Québec, il l'a réalisé avec 25 autres trekkers. En 14 jours, il a parcouru 65 kilomètres sur un dénivelé de 2490 mètres sous l'égide de François Langlois, un guide expérimenté pour la fondation Fais-Un-Vœu.
Un dépaysement
Saro avoue qu'il a ressenti un choc lorsqu'il a vu la montagne pour la première fois. Il n'avait pas réalisé à quel point le mont Everest était énorme et le paysage grandiose. C'est ce paysage qu'il voulait voir depuis longtemps.
Son expédition a été marquée par un virus qui a affecté les grimpeurs tout au long du voyage. «Nous étions épuisés dès le départ à cause du virus ghardia qui nous donnait des nausées et nous affaiblissait.» Les trekkers auraient probablement contracté ce virus à Katmandou, la capitale du Népal, où ils ont partagé un repas quelques jours avant le grand départ. Lors de la quatrième journée, une personne a même dû être évacuée par hélicoptère en raison de ses malaises.

Saro et quatre autres participants ont dû interrompre leur marche pendant une journée pour se reposer pendant que le reste du groupe poursuivait le chemin. Ils n'avaient pas le choix, il fallait que leur état s'améliore pour pouvoir poursuivre, car le parcours allait être de plus en plus difficile. «Je ne pouvais pas accepter d'abandonner. Magiquement, le lendemain, je me sentais un peu mieux. On a finalement pu rejoindre les autres lors de leur période de repos. Et là, le paysage était encore plus éblouissant. Plus tu montes et plus c'est beau. La végétation change. Il y a des sommets blancs tout autour. C'est assez impressionnant.»

Physiquement, l'expérience est assez exigeante. Le jeune homme a perdu environ 10 livres. Les participants marchent 7 à 8 heures par jour. Les escaliers ne sont pas égaux, le terrain est accidenté, en plus de monter et de descendre.

Arrivé à une certaine altitude Saro a ressenti des nausées et de la fatigue, mais pas au point de devoir quitter le parcours. D'autres ont dû abandonner. Une migraine leur faisait perdre la logique et la capacité de prendre des décisions.

De retour depuis le 5 juin dernier, Saro souhaite à tous les amoureux de la nature de vivre une telle expérience. «Il y a toute une dimension de solitude et d'introspection en même temps qu'un défi physique et mental très unique.»

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