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Lutter contre le racisme au niveau professionnel

Florence Turpault-Desroches par Florence Turpault-Desroches
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Article mis en ligne le 17 avril 2007 à 16:00
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Lutter contre le racisme au niveau professionnel
Le Comité des organismes sociaux de Saint-Laurent (COSSL) présentait mardi une rencontre de réflexion tournant autour du thème des préjugés concernant les immigrants. Visant à démontrer l’importance de considérer l’autre en tant qu’individu plutôt qu’en tant qu’étranger, la conférence a permis à la cinquantaine de professionnels présents de s’informer sur le sujet.
Trois experts en relations interculturelles à l’UQAM ont tenté de répondre à la question posée par le COSSL : la lutte contre le racisme augmente-t-elle les préjugés?

M. Gaby Hsab, professeur en communication sociale et spécialiste en relations interethniques à l’UQAM, a expliqué qu’à force de vouloir insister sur les différences, ont nuit à la relation entre l’immigrant et l’intervenant communautaire. «Dans une relation d’aide, l’intervenant doit considérer l’immigrant comme un individu et non comme un nouvel arrivant en difficulté.»

Les invités ont également parlé de l’influence des médias, qui mettraient selon eux souvent l’accent sur les profils déviants des immigrants. « Les gens ont malheureusement souvent tendance à généraliser parce que les seules choses qu’ils connaissent des immigrants, sont basées sur ce que les médias véhiculent», a soutenu Mme Gigi Vidal, membre du Comité Immigrant du COSSL.

Selon elle, le Québec a une attitude de plus en plus tendue envers les immigrants. Face à l’importance que prend le débat sur les accommodements raisonnables, il est primordial d’informer les gens afin que tous puissent vivre ensemble, malgré les différences de cultures ou de croyances.

Regroupant des professionnels œuvrant dans un contexte multiethnique, la rencontre a permis d’expliquer l’importance de ne pas considérer une personne immigrante comme étant inférieure à nous.

«À Saint-Laurent, une personne sur deux est issue de l’immigration et par notre façon de communiquer, nous sommes un modèle pour l’ensemble de Montréal. La rencontre d’aujourd’hui a entre autres permis de démystifier les différences et de montrer que nous ne sommes réellement qu’une seule race, la race humaine et qu’en ce sens, nous sommes tous égaux», a conclu Mme Vidal.

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