Les enfants ont participé à des jeux sur l’environnement lors de la corvée de nettoyage à la Grand-Place de Bois-Franc. (Photo: Sylvain Sarrazin)
Première corvée à Bois-Franc: c’est dans le sac
Des bénévoles ont inauguré un grand ménage dans les rues et aux alentours d’un bassin
«Attention à notre terre!» pouvait-on entendre dans les rues de Bois-Franc, dans l’après-midi du dimanche 22 avril. Une vraie litanie, répétée au mégaphone par Monique Varin, résidante de Saint-Laurent depuis 30 ans. Et organisatrice de la première corvée bénévole du quartier, dans le cadre du Jour de la Terre. À grand renfort de gants et de sacs, l’objectif consistait à collecter les nombreux déchets jonchant le boulevard Poirier et disséminés autour du bassin de la Brûnante.
Une poignée de volontaires, rassemblés à la Grand-Place, avait courageusement répondu à l’appel. Des renforts étaient nécessaires, car on y trouvait des déchets à la pelle. Aussi, Monique Varin n’a pas hésité à interpeller la conscience des bonnes gens attablés aux cafés de la place. Mais ce sont quelques gamins curieux, qui jouaient au soccer à proximité, qui ont fait montre de spontanéité.
«S’occuper de notre environnement, ça commence au seuil de notre porte», considère Claude, déjà préoccupé par la propreté d’un quartier où il réside depuis un an seulement. Rolande, venue elle aussi prêter main forte à l’équipe, s’indigne. «Il faudrait dire au maire qu’il n’y a pas assez de poubelles!»
Une représentante de Bombardier, ainsi que des membres du Camp de jour Bois-de-Boulogne et de l’éco-quartier, se sont joints à l’événement. De très jeunes participants ont pu ainsi être sensibilisés en théorie (jeux à l’appui) et en pratique (opération de ramassage). Un naturaliste avait également été mobilisé près du bassin: Éric Tremblay expliquait aux badauds en quoi le fait de nourrir les animaux sauvages, tels que canards et poissons, est néfaste.
La petite mobilisation a un peu souffert de la concurrence du défilé au parc Lafontaine, qui avait lieu simultanément. Mais peut-on parler de concurrence lorsque l’on défend la même cause? (Écrit par Sylvain Sarrazin)
«S’occuper de notre environnement, ça commence au seuil de notre porte.»
- Claude, résidant de Bois-Franc depuis un an